Bienvenus au premier rendez-vous « Sans viande ». Le premier vendredi de chaque mois ce sera une recette sans viande, tout participation et suggestion est bienvenue ! Prochain rendez-vous, le vendredi 2 juin.

 

                                                   sans viande

Un barbecue, une raclette, un repas de Réveillon ou de Pâques, tout autant d’occasions de se retrouver en famille autour de la table. J’ai survécu au premier Noël sans foie gras, sans la dinde fourrée aux marrons, j’ai laissé l’agneau gambader dans le pré le weekend de Pâques, mais après presque 40 ans de recettes traditionnelles, avec beaucoup de viande, parfois on manque d’inspiration quand on élimine « l’ingrédient » autour duquel on construisait ses repas.

A la saison des barbecues, après les salades et les taboulés, je ressens un manque. Je sais que certains ne comprennent pas pourquoi on a besoin d’appeler les simili-carnés du nom leur équivalent : jambon, saucisse etc, mais pour moi c’est très important, pour créer de nouveaux repères. C’est un peu une re-diversification alimentaire, je pense aussi difficile que la première, sauf que là je sais comment faire pour ne pas recracher sur le bavoir ce que je n’aime pas, et il y a certaines associations d’aliments et épices qui sont plus qu’improbables et que même mes chiens n’en veulent pas ! Donc oui, j’ai succombé au pêché et j’ai décidé de faire des saucisses pour les barbecues de cet été! Même des merguez et des ribs !

Le livre de Sébastien Kardinal, « Ma petite boucherie végan », m’a fait de l’œil dès sa sortie. Les recettes, pour la plupart, ont des ingrédients facilement trouvables dans des biocoop et le prix de revient du produit fini et très abordable, à diviser par 10 par rapport au prix d’achat du même produit industriel, du commerce. Il ne faut pas s’attendre au gout des saucisses  « pur porc », mais on arrive à faire illusion, surtout à l’aspect et à la texture !

Les ingrédients pour 6 à 8 saucisses :

  • 1 gousse d’ail
  • 2 échalotes
  • 15g de persil plat (l’équivalent d’une demi-botte)
  • 50 cl de bouillon de légumes
  • 15 cl de vin blanc sec
  • 50g de PST (protéines de soja texturées)
  • 300g de gluten de blé
  • ¼ noix de muscade (j’en avais en poudre, j’ai mis une bonne pincée, mais la prochaine fois je vais mettre autre chose, je ne suis pas fan de la muscade à part un fin nuage dans la béchamel)
  • 2g de poivre noir (la prochaine fois je vais mettre le double, j’adore e poivre !)
  • 10g de sel fin non raffiné (la prochaine fois, je vais mettre un peu plus)

 

Eplucher et émincer l’ail et les échalotes, hachez le persil, rajouter le tout au bouillon de légumes, faire chauffer. Ajouter le vin blanc et les PST et laisser cuire à feux doux 10 minutes, sans couvrir, puis laisser refroidir complètement.

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Mélanger les ingrédients secs : gluten en poudre, sel, poivre, muscade moulue. Faire une pâte en mélangeant les ingrédients secs avec les ingrédients humides complètement refroidies : PST dans le bouillon. Bien pétrir à la main ou au robot muni d’une feuille. J’ai pétri à la main et c’est la pâte la plus bizarre que j’ai jamais pétri/modelé ! Pour ceux qui n’ont jamais manipulé le gluten de blé, c’est très surprenant comme consistance, un genre de pâte très aérienne et très élastique, qui se comporte un peu comme du latex ou de la mousse. Diviser la pâte en 6 ou 8 part, en fonction de ce que vous voulez : taille saucisses de Toulouse ou chipolatas et façonnez les saucisses ! Bon courage !

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Je dois surement m’entrainer, car la pâte est un peu rebelle et reste assez asymétrique. Je n’ai pas compris pourquoi Sébastien Kardinal a dit de « contraindre » les saucisses dans du film alimentaire, je trouvais le mot assez fort, mais en réalisant la recette, j’ai mieux compris. C’est le fait de les « contraindre » qui leur donne vraiment la forme. J’en ai fait 4 dans du cellophane de cuisson et 2 dans du film alimentaire, mais j’aimerais trouver une variante plus naturelle et qui ne craint pas le transfert de BPA ou autre molécule qui risque de migrer du plastique à l’aliment. Serrer avec des ficelles aux deux bouts si besoin, pour le cellophane, je l’ai fait, par contre, pour le film alimentaire, je n’en ai pas eu besoin, le simple fait de rouler le film a suffi.

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Cuire les saucisses à la vapeur pendant une heure. Retirer le film et les faire dorer à la poêle, avec un peu de matière grasse ou encore mieux, les faire cuire au barbecue !

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Bon appétit !

 

 

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